Nick & the Mirrors
Entretien avec Nick & the Mirrors

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Nick & the Mirrors - T(h)ree shadows Nick & the Mirrors
T(h)ree shadows


Avec un premier disque finement intitulé T(h)ree shadows, Nick & the mirrors pose sa marque sur la scène française, avec un rock doux et mélodieux, qui nous a donné envie d'en savoir plus. Nick s'est prêté au jeu pour nous.

Pour commencer cet entretien, pourriez-vous présenter Nick & The Mirrors et nous expliquer : Nick pour Nicolas Lordier, mais qui sont les miroirs ? Pourquoi avoir choisi le terme de "miroirs" justement ?

NL : Nick & The Mirrors est le projet pop folk minimal que je rêvais de monter depuis environ quatre ans. L'année 2008 a été le déclic, c'est à ce moment que j'ai décidé de me lancer. J'ai trouvé le nom "Mirrors" associé au diminutif anglo-saxon de mon prénom. À partir de là, les chansons ont commencé à se pointer. Pour la question du miroir, à la base, l'objet est censé apporter le reflet de son propre être. Or, dans le cadre de Nick & The Mirrors, il est tout à fait l'inverse. Les reflets que je perçois sont les personnes avec qui je partage cette aventure musicale, à savoir les musiciens avec qui j'ai enregistré l'EP et qui m'épaulent sur scène, l'illustratrice qui a travaillé sur l'univers graphique et bien d'autres qui, de près ou de loin, me donnent cette énergie, vitale, pour écrire des chansons. J'aime bien aussi le fait que le miroir puisse sortir de son "cadre" habituel et casse son utilité d'outil narcissique.

Vous avez sorti un premier album qui s'appelle T(h)ree Shadows dont la pochette ne nous en dit pas plus sur vous (aucune photo, l'image d'une petite forÍt faisant office de visuel). Est-ce un hasard ou cherchez vous à être en retrait par rapport à votre musique, à rester discret ?

On parlera plus de EP ou de mini album pour 7 titres. L'album viendra un peu plus tard dans l'année. Pour la pochette et l'univers graphique, j'ai fait appel à une illustratrice franco anglaise, Melanie Williams. Je suis un grand fan de ses dessins et de cette force naïve qu'ils arrivent à transmettre. Il y a un côté enfantin, dramatique, lunaire mais aussi joyeux. Je trouvais qu'il y avait un parallèle avec mes chansons. Je lui ai envoyé les 7 titres pré mixés, les textes et quelques semaines après, je reçois toute une série d'illustrations. C'est à ce moment que j'ai commencé à voir naître Nick & The Mirrors. L'univers se dessine, les chansons s'allient aux images...

Que ce soit au niveau de la musique ou des textes, T(h)ree Shadows est empli de références US, rendant cet album aussi doux que dépaysant. Pourquoi vous être autant inspirés de la culture Outre-Atlantique ? Est-ce une marque de fabrique Nick & the Mirrors ou une inspiration ponctuelle ?

Je suis vraiment surpris de cette passerelle avec les Etats-Unis. L'écrasante majorité de ma discothèque est composée de références anglaises. J'ai toujours été impressionné par le sens de la mélodie des anglais, les Kinks, les Beatles, Nick Drake, Syd Barrett, les Stones... Et j'en passe. Après, d'un point de vue cinématographique, c'est l'inverse. Je suis fasciné par les Copolla, Hitchcock, Eastwood, Scorcese... Quand je pense à l'Amérique, j'entends la BO de "Il Etait Une Fois Dans L'Ouest" d'Ennio Morricone, un pur moment de grâce, je vois Marlon Brando dans "Un Tramway Nommé Désir" et je me plonge dans "La Nuit du Chasseur", un film qui n'a jamais autant rendu hommage à la lumière. L'Amérique, c'est la fascination. L'Angleterre, c'est l'admiration. Entre les deux, c'est l'inspiration.

Vous finissez bientôt une tournée qui vous a fait traverser la France. Quel accueil vous a-t-on réservé sur scène ? A la suite de ces tournées, quels sont vos projets ?

C'était génial. Nous avons notamment joué au Festival Faveurs de Printemps dans le Var, un festival magique. Chaque année, une belle frange de la folk et de la pop s'y retrouve. On a eu cette chance de partager l'affiche avec Midlake, The Leisure Society, Piers Faccini... L'accueil était formidable et nous avons vendu pas mal de disques après les concerts. A Marseille, c'était un petit club punk assez obscur alors avec notre musique, c'était un sacré paradoxe... Amusant, en fait. Pour la suite, on va continuer à faire quelques dates à Paris. D'ailleurs, nous serons à l'Espace Kiron le 23 juin, une scène qui ressemble un peu au Théatre Denis, la scène du festival des Faveurs de Printemps.

Enfin, finissons en vous demandant simplement : que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

Continuer d'écrire des chansons, encore et encore. Les enregistrer, les jouer en live. J'allais oublier, dénicher des partenaires pour se développer !